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Pourquoi une flotte électrique a toujours une empreinte carbone à déclarer

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Passer à une flotte électrique ne fait pas disparaître son empreinte carbone. Les émissions à l’échappement sont supprimées, mais l’électricité utilisée pour recharger les véhicules doit toujours être prise en compte. Et les entreprises sont de plus en plus nombreuses à devoir mesurer et documenter ces émissions. Il ne suffit toutefois pas de connaître la quantité d’électricité consommée. Le lieu, le moment et la source de la recharge influencent eux aussi le résultat final. Avec des bornes intelligentes associées à un système de gestion de l’énergie, il devient non seulement plus simple de disposer de données fiables, mais aussi d’agir 

Pourquoi le reporting ESG reste pertinent

L’Union européenne impose aux grandes entreprises de publier des informations sur leur impact environnemental, notamment sur les émissions liées à leurs activités et à leur flotte de véhicules. Le nombre d’entreprises directement concernées par cette obligation a toutefois diminué. Une évolution réglementaire en 2026 a relevé les seuils à environ 1 000 travailleurs et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires, ce qui exclut désormais de nombreuses entreprises de taille intermédiaire qui pensaient devoir se conformer à ces obligations.

Cela ne signifie pas pour autant que les entreprises situées sous ces seuils ne devront plus fournir de données sur leurs émissions. Les grands clients, établissements financiers et autres partenaires qui restent soumis à des obligations de reporting peuvent continuer à demander ces informations à leurs fournisseurs, puisqu’elles alimentent leur propre bilan carbone.

En France, une autre dynamique s’ajoute à ces obligations de reporting. Les entreprises disposant de flottes importantes doivent intégrer une part croissante de véhicules à faibles émissions lors du renouvellement de leur parc. Le non-respect de ces objectifs peut entraîner des sanctions financières.

Cette réglementation est distincte des règles européennes de reporting ESG, mais elle poursuit le même objectif : accélérer la décarbonation des flottes professionnelles.

Source : EUR-Lex, réglementation européenne sur le reporting de durabilité, BNP Paribas Fortis, déductibilité fiscale des voitures de société, Mobelis, obligations de verdissement des flottes d’entreprise

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Où se situent les recharges de véhicules électriques dans votre bilan carbone ?

En comptabilité carbone, les émissions d’une entreprise sont réparties en trois catégories, appelées scopes.

Le scope 1 couvre les émissions directes générées par l’entreprise elle-même. C’est par exemple le cas du carburant consommé par une camionnette qui n’est pas encore passée à l’électrique.

Avec les véhicules électriques, ce sont surtout les scopes 2 et 3 qui entrent en jeu. Et c’est là que les choses deviennent plus complexes : une même quantité d’électricité peut être comptabilisée différemment selon l’endroit où le véhicule est rechargé.

Lorsqu’une camionnette est rechargée sur un site de l’entreprise avec de l’électricité directement achetée par celle-ci, cette consommation relève généralement du scope 2.

En revanche, lorsqu’un collaborateur recharge sa voiture de société à domicile ou qu’un conducteur utilise une borne publique, l’électricité n’est pas nécessairement achetée ou gérée directement par l’entreprise. Les émissions associées peuvent alors relever du scope 3, qui regroupe les émissions indirectes liées à la chaîne de valeur.

Cela signifie quoi ?

Deux véhicules effectuant exactement les mêmes trajets et consommant la même quantité d’électricité peuvent donc être comptabilisés différemment selon l’endroit où ils sont rechargés.

Tous les cas ne sont d’ailleurs pas encore parfaitement harmonisés. Les organismes qui élaborent des lignes directrices dans ce domaine reconnaissent eux-mêmes que certains scénarios, par exemple la recharge via un réseau d’itinérance ou sur le site d’un partenaire, peuvent encore donner lieu à différentes interprétations.

C’est précisément pour cette raison qu’une bonne visibilité sur les données de recharge devient essentielle. Si votre infrastructure enregistre déjà, pour chaque session, le lieu de recharge et le type de site concerné, il devient beaucoup plus simple de déterminer la catégorie appropriée au moment du reporting.

Les solutions de recharge Smappee transmettent ces informations au système de gestion de l’énergie. Les données relatives au lieu, à la consommation et à chaque session de recharge sont déjà nécessaires pour des fonctions telles que la répartition des coûts ou la gestion de la puissance. Elles peuvent donc également servir de base à une classification plus fiable des émissions.

Source : Smart Freight Centre, lignes directrices sur le reporting des émissions liées à la recharge des véhicules électriques

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Comment calculer les émissions liées à la recharge ?

Une fois la session correctement classée, le principe de calcul reste relativement simple :

électricité consommée (kWh) × intensité carbone de l’électricité

Cette intensité carbone peut toutefois être déterminée de différentes manières. Deux approches peuvent ainsi produire des résultats sensiblement différents pour une même session de recharge.

  • La méthode fondée sur la localisation s’appuie sur le mix électrique moyen du réseau auquel le véhicule est raccordé : gaz, éolien, solaire, nucléaire ou autres sources d’énergie.

  • La méthode fondée sur le marché tient compte de l’électricité spécifiquement achetée par l’entreprise. Si votre site dispose par exemple d’un contrat d’approvisionnement en électricité renouvelable, les émissions déclarées peuvent être différentes de celles calculées sur la base du mix moyen du réseau.

C’est également là que la recharge intelligente peut avoir un impact concret.

L’intensité carbone du réseau électrique varie au fil de la journée en fonction de la production disponible et du mix énergétique. Recharger un même véhicule au même endroit, mais à deux moments différents, peut donc entraîner une empreinte carbone différente selon la méthode fondée sur la localisation.

Un système de recharge intelligent peut déplacer automatiquement certaines sessions vers des périodes où le réseau est moins sollicité ou où l’électricité est plus avantageuse.

Des études confirment que la recharge intelligente peut réduire les émissions, à condition de la déplacer vers des moments où l’électricité du réseau est réellement moins carbonée. Un créneau moins cher ou moins chargé n’est donc pas forcément plus durable.

Utiliser intelligemment votre énergie solaire

Une solution encore plus directe consiste à recharger avec sa propre énergie solaire. Le système de gestion de l’énergie de Smappee peut adapter la recharge à la production solaire sur site. Les flottes utilisent ainsi davantage leur propre énergie et dépendent moins du réseau.

Source : GHG Protocol, lignes directrices officielles sur les deux méthodes de calcul, EurekAlert, étude sur la recharge intelligente et bas carbone

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Questions fréquentes : reporting ESG pour les véhicules électriques

Mon entreprise doit-elle déclarer les émissions liées à la recharge de véhicules électriques ?

Seulement si elle atteint les seuils de la CSRD, environ 1 000 employés et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires. En dessous, un client ou un prêteur plus important, lui-même soumis à cette obligation, peut tout de même vous demander les mêmes données.

Source: EUR-Lex, CSRD et sa mise à jour de 2026

La recharge à domicile relève-t-elle du scope 2 ou du scope 3 ?

Généralement du scope 3, car l'entreprise ne contrôle ni ne paie directement cette électricité. La recharge sur un dépôt appartenant à l'entreprise relève généralement du scope 2, même si certains cas limites, comme les réseaux en itinérance, restent sans réponse claire.

Source: Smart Freight Centre, lignes directrices sur les émissions liées à la recharge

Quelle est la différence entre le reporting basé sur la localisation et celui basé sur le marché ?

La méthode basée sur la localisation utilise les émissions moyennes du réseau électrique local. La méthode basée sur le marché reflète ce que votre entreprise a spécifiquement payé, comme un contrat d'électricité renouvelable. Les entreprises sont généralement tenues de déclarer les deux chiffres.

Source: GHG Protocol, Scope 2 Guidance

La recharge intelligente peut-elle vraiment réduire mes émissions, pas seulement faciliter le reporting ?

Une recharge intelligente basée uniquement sur le coût ne réduit pas les émissions de façon fiable, il faut viser spécifiquement une électricité plus propre. Le moyen le plus clair d'y parvenir est de recharger directement à partir du solaire sur site, qui évite entièrement le recours au réseau, et donc ses émissions, pour cette part d'énergie.

Source: EurekAlert, recherche sur la recharge bas carbone

Existe-t-il d'autres règles en France en plus de la CSRD ?

Oui. La loi LOM impose aux grandes flottes d'entreprise d'inclure une part croissante de véhicules à faibles émissions à chaque renouvellement, avec une pénalité financière en cas de non-respect.

Source: Mobelis, obligations de verdissement des flottes d'entreprise

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Ce que cela signifie concrètement pour votre flotte

Une simple facture d’électricité annuelle ne suffit pas pour reconstituer précisément les émissions d’une flotte électrique.

Pour chaque session de recharge, il faut au minimum connaître trois informations : la quantité d’énergie consommée, le moment de la recharge et le lieu où elle a eu lieu.

La bonne nouvelle, c’est que ces données sont souvent déjà disponibles. Les plateformes de gestion de la recharge les utilisent notamment pour la gestion de la puissance, le remboursement des recharges à domicile ou la répartition des coûts entre véhicules et conducteurs.

Le défi du reporting carbone consiste donc rarement à créer une toute nouvelle source de données. Il s’agit plutôt de structurer correctement les informations existantes afin d’attribuer chaque session à la bonne catégorie.

Un autre élément mérite également d’être pris en compte : l’empreinte carbone de l’infrastructure de recharge elle-même.

La fabrication et l’achat de bornes génèrent eux aussi des émissions. Pour le client, celles-ci peuvent entrer dans le scope 3, dans la catégorie des biens et services achetés.

Un fournisseur capable de mesurer, documenter et réduire l’empreinte de ses propres produits facilite donc également le reporting de ses clients. Il leur permet de disposer de données plus transparentes sur une partie de leur chaîne de valeur.

Les initiatives de Smappee envers le développement durable

Smappee publie ainsi son propre Carbon Footprint Report ainsi qu’un EV Product Footprint Report consacré à ses solutions de recharge. L’entreprise s’appuie également sur une politique environnementale publique et est signataire du Pacte mondial des Nations unies.

Ces informations permettent aux clients de disposer de données documentées sur l’impact de leur infrastructure de recharge, plutôt que de devoir les rechercher ou les estimer eux-mêmes.

Source : Smappee, engagements ESG et développement durable